Vivre la crise de la quarantaine

Réaliser que l’on est arrivé à la moitié de sa vie peut engendrer des peurs, des regrets et des espoirs. Découvrez les réactions de la génération des baby-boomers. Faîtes votre bilan de la quarantaine.

Dealing with midlife issues

Vivre la crise de la quarantaine

Le « bilan de la quarantaine » est un excellent moyen de faire le point sur votre vie adulte. Pourquoi? Parce qu’investir du temps et de l’énergie pour évaluer la direction de votre vie peut avoir des bienfaits considérables et vous aider à surmonter un sentiment d’insatisfaction inquiétant.

Ce bilan peut vous aider à :

  • trouver votre voix et l’exprimer à votre manière.
  • accepter les changements physiques.
  • pardonner à ceux envers qui vous éprouvez de la colère.
  • découvrir de nouvelles façons de  réduire le stress.
  • apprendre à simplifier votre vie.
  • faire le plein d’énergie en prévision de l’autre moitié de votre vie.

Être un baby-boomer

Bon nombre de baby-boomers ont dépassé le milieu de leur vie. Cette génération comprend presque 78 millions d’Américains nés entre 1946 et 1964.

La génération des baby-boomers est la plus nombreuse de toute l’histoire des États-Unis. Les baby-boomers ont eu une influence majeure sur la société américaine, et ce, à chaque stade de leur vie. Ils ont traversé la crise de la quarantaine à leur manière, différemment de leurs parents et de la génération X, génération qui débute en 1964.

Les premiers baby-boomers ont atteint la cinquantaine au début de 1996, et le reste des 78 millions a atteint cet anniversaire avant 2014.

Les sentiments typiques

Selon les auteurs de Rocking the Ages, J. Walker Smith et Ann Clurman (chercheurs à Yankelovich Partners), et d’autres auteurs comme Gail Sheehy, les sentiments suivants sont répandus chez les personnes au milieu de leur vie.

Des attentes élevées. La plupart des baby-boomers commencent à reconnaître leurs propres limites. Ayant grandi dans le confort des années 50, les baby-boomers ont vécu dans un monde où la croissance et les possibilités étaient considérées comme infinies. Ils croyaient que leur chance était éternelle. Maintenant la cinquantaine entamée ou passée, plusieurs sont bouleversés de découvrir une limite aux possibilités de la vie.

Le regret. Lorsqu’une personne atteint cette époque charnière, elle doit faire face à la mort de certains rêves et regrette ses erreurs. Nul ne juge facile de regarder en face la personne qu’ils ne deviendront jamais.

La perte. En milieu de vie, toute personne doit faire le deuil de la beauté physique et de la jeunesse, toutes deux valorisées dans notre société. Dans son livre New Passages, l’auteure Gail Sheehy nomme cette expérience « les blues du corps » et « la crise de vanité ».

La recherche de sens. Selon Sheehy, la « préoccupation universelle » en milieu de vie est « la recherche d’un sens dans tout ce que l’on fait ». Étant confrontés à la réalité d’un temps limité, les baby-boomers ressentent généralement un besoin amplifié d’analyser et de chercher un sens.

Le changement. La quarantaine peut amener des changements radicaux pour plusieurs personnes. C’est le résultat de tant de remises en question et de l’évaluation de son style de vie jusqu’à présent. De nombreuses crises de la quarantaine se changent en effondrements de la quarantaine, dit Sheehy, parce que certaines personnes répondent aux sentiments de vide et de désillusion en détruisant tout ce qu’elles ont construit.

Les baby-boomers ont formé un système de valeurs reposant sur le sentiment que tout leur est dû. Il donne une grande importance à l’individualité. En raison de ces valeurs, les baby-boomers répondent différemment des autres générations aux nombreux stades de leur vie. Ces valeurs sont reflétées dans certaines émissions télévisées des années 50 et du début des années 60.

Les traits des baby-boomers

Selon Smith et Clurman, quatre caractéristiques importantes du système de valeurs des baby-boomers sont :

Le repli sur soi. La génération des baby-boomers (autrefois appelée la génération du « moi ») a la réputation d’être plus narcissique que les autres générations. À cause de l’époque à laquelle ils ont grandi, ils ont toujours été fascinés par eux-mêmes. L’indulgence qu’ils ont vécue à la maison dans les années 50 et l’impression que le monde regorgeait de possibilités sans fin ont créées la fascination de soi et le sentiment d’être spécial.

Le sentiment d’ayant-droit. Les baby-boomers se perçoivent comme une génération supérieure. Ils ont toujours tenu pour acquis qu’ils pouvaient vivre à leur guise et qu’ils étaient au-dessus des règles. Ils sentent qu’ils devraient être récompensés et se perçoivent comme des gagnants. Ils s’attendent au succès et ne peuvent accepter l’échec.

Le besoin de contrôle. Les baby-boomers ont besoin des sentiments de certitude et de contrôle sur leur vie. Ils vivent difficilement avec l’incertitude.

La réflexion. Les baby-boomers ont toujours valorisé l’introspection et prennent plaisir à questionner.

Pour la plupart des gens, la vie à 45 ou 50 ans ne correspond pas à l’idéal qu’ils se faisaient à 20 ou 30 ans. Quand une personne atteint l’âge de 45 ou 50 ans et qu’elle est  le moindrement déçue de ses accomplissements et ses expériences, cette déception sera vraisemblablement aggravée par le repli sur soi, le droit de réclamer et le besoin de contrôle. Cependant, il y a aussi un côté positif. Cette tendance à réfléchir et à explorer peut aider une personne à entrevoir de nouvelles possibilités plutôt que de rester avec un sentiment de déception.

Gardez tout cela en tête lorsque vous faîtes votre bilan de la quarantaine. Vous trouverez ci-dessous une liste de 29 phrases à compléter qui vous aideront à évaluer votre vie jusqu’à aujourd’hui. Ces éléments vous donnent un cadre pour faire vos propres observations. N’hésitez pas à ajouter les idées utiles à votre réflexion.

Le bilan de la quarantaine

  1. Mes principaux accomplissements sont…
  2. Je suis déçu de …
  3. Je décrirais la personne que je suis devenue comme étant…
  4. Je veux changer les choses suivantes chez moi et dans ma vie…
  5. Avant la fin de ma vie, je veux faire…
  6. Si je savais que je ne pouvais pas échouer, je….
  7. Je suis parvenu à maîtriser…
  8. Je veux conserver…
  9. Je veux garder ces relations…
  10. Je veux mettre fin à ces relations…
  11. Je veux garder ces possessions…
  12.  Je veux me délester de ces possessions…
  13. Je veux vivre ceci…
  14. Je veux réparer…
  15. Je veux célébrer…
  16. Je ne veux plus jamais…
  17. Mon corps est…
  18. Mes enfants sont…
  19. Mes parents sont…
  20. Mon époux est…
  21. Je veux me souvenir de…
  22. Je veux oublier…
  23. Je dois demander pardon à…
  24. Je dois exiger des excuses de la part de…
  25. Je suis particulièrement fier de…
  26. J’aimerais pouvoir oublier…
  27. Je souhaiterais pouvoir refaire…
  28. Je souhaiterais ne jamais avoir fait…
  29. Je souhaiterais avoir fait…
  30. Ajoutez vos propres idées.

Si vous souhaitez explorer en profondeur certaines pensées ou certains accomplissements qui refont surface lors du bilan de la quarantaine, une consultation auprès d’un psychothérapeute peut vous être bénéfique. Selon vos besoins, la psychothérapie peut être de courte durée et s’occuper d’un élément spécifique ou être un processus à long terme.Communiquez avec le Centre de thérapie de Montréal pour joindre un thérapeute, un psychothérapeute ou un psychologue qualifié.

 

Veuillez noter que le genre masculin est utilisé dans le seul but de ne pas alourdir le texte et qu’il désigne aussi bien les femmes que les hommes.