Qu’est-ce que le trouble panique ?

Le trouble panique se caractérise par des expériences récurrentes de panique, une vague de peur et d’anxiété de grande intensité dont l’apogée est de très courte durée. Les crises de panique peuvent se produire sans signe précurseur ni déclencheur. Autrement dit, elles semblent venir de nulle part. Dans d’autres cas, les crises de panique sont prédictibles, annoncées par un élément déclencheur précis ou un autre facteur.

Prévalence

La prévalence du trouble panique se situe entre 2 % et 3 % chez les adolescents et les adultes, et sous la barre des 0,4 % chez les enfants. Les femmes sont deux fois plus susceptibles d’être atteintes d’un trouble panique que les hommes. Les premières manifestations peuvent se produire à la puberté. Cependant, chez les femmes, on les observe plus souvent à l’âge adulte.

Signes et symptômes

L’intensité des crises de panique dépend de leur prédictibilité. Elles se caractérisent par des périodes de peur intense qui déclenchent habituellement des symptômes physiques : essoufflement, rythme cardiaque élevé, sensation d’étourdissement ou d’évanouissement, sudation, sentiment de tragédie imminente, détachement de la réalité, tremblements ou secousses, etc. La personne affectée ressent l’envie de se retirer afin de réduire les symptômes. Elle n’est pas toujours conscience de l’élément déclencheur. Les crises de panique se produisent sans aucun danger apparent. Malgré cela, la personne affectée peut se sentir affolée, et avoir l’impression de perdre la maîtrise de la situation, de subir une crise cardiaque, ou même de mourir. La première crise de panique fait souvent naître la peur d’en revivre une autre.

Traitement

Comme plusieurs autres troubles reliés à l’anxiété, le trouble panique se traite par une combinaison de psychothérapie (comme la thérapie cognitivo-comportementale) et de médication. La médication comprend les ISRS, les IRSN (inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline) et les benzodiazépines. Un médecin peut recommander un ou plusieurs de ces inhibiteurs pour aider la personne à maîtriser son anxiété. La thérapie psychodynamique a également fait ses preuves chez les personnes atteintes d’un trouble panique.

 

Sources:

DSM-5 Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders 5

Mayo Clinic: Mayoclinic.org

Ressource vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=YxELZyA2bJs