Les conseils conjugaux de l’institut Gottman

Découvrez les conseils d’un expert pour une relation solide et heureuse. Réglez les situations conflictuelles, acceptez l’influence de l’autre et relevez vos attentes.

Traduction d’un extrait reproduit avec l’autorisation de The Gottman Institute (site en anglais).

Gottman Marriage Tips

Gottman Marriage Tips

Depuis 1973, John Gottman, docteur en psychologie, étudie ce qu’il appelle les « masters and disasters » (les maîtres et les cancres) du mariage. Des personnes du grand public ont participé à cette étude à long terme. Gottman en a tiré les facteurs d’échec et de réussite du mariage, et les éléments qui donnent un sens à l’union.

Grâce à la fréquence cardiaque, l’expression faciale des conjoints et la façon dont ils parlent de leur relation entre eux et avec les autres, Gottman prévoit avec un taux d’exactitude de plus de 90 % les unions durables. Quels sont les conseils de Gottman pour un mariage solide? Voici quelques uns des principaux :

  • Cherchez de l’aide tôt. Un couple attend en moyenne six ans avant de demander de l’aide pour des problèmes conjugaux. Il faut préciser que la moitié des séparations se produisent au cours des sept premières années. Ce qui signifie que la majorité des couples endurent leur insatisfaction bien trop longtemps.
  • Réfléchissez à vos paroles. Les couples qui se retiennent de parler sous le coup de la colère quand il est question d’un sujet sensible sont toujours les plus heureux.
  • Adoucissez le ton. Les disputes sont parfois alimentées par un commentaire critique, méprisant ou agressif d’un des époux.
  • Acceptez l’influence de l’autre. La réussite d’un mariage dépend de la capacité du mari à accepter d’être influencé par sa femme. Si une épouse demande à son mari s’il peut se libérer pour l’aider avec des préparatifs et que celui-ci n’a aucune intention de modifier quoi que ce soit à son emploi du temps, le mariage s’en trouvera fragilisé. Les recherches montrent qu’un véritable partenariat existe seulement lorsque les deux époux acceptent l’influence de l’autre, et que la femme accepte généralement d’être influencée par son mari. Le mari doit donc se laisser persuader à son tour.
  • Relevez vos attentes. Les conjoints d’une union heureuse ont des attentes élevées l’un envers l’autre, même à leurs débuts. Les couples les plus solides n’acceptent pas les comportements blessants de l’autre. Moins les comportements nuisibles sont tolérés en début de relation, plus le bonheur grandira au fil du temps.
  • Mettez fin aux dispute et réparez les dégâts. Les couples solides savent mettre fin aux disputes. Un couple heureux réussit à désamorcer un conflit avant qu’il ne déborde. Voici quelques moyens d’y arriver : passez à un sujet totalement différent, utilisez l’humour, flattez votre conjoint d’une parole affectueuse (« je comprends que ce soit difficile pour toi »), dîtes que vous vivez la situation ensemble (« c’est notre problème, à tous les deux »), lâchez prise (dans un mariage, tout comme dans l’art martial Aikido, il fait céder pour gagner) et montrez à l’autre que vous l’appréciez ( « j’apprécie beaucoup [tel geste] et j’aimerais t’en remercier »). Si une discussion devient trop animée, prenez une pause de 20 minutes et entendez-vous pour y revenir lorsque vous serez tous les deux calmes.
  • Soyez optimiste. Un couple heureux fait 5 fois plus de commentaires positifs l’un à l’autre ou à propos de l’autre (« on rit beaucoup ensemble ») que de commentaires négatifs (« on ne s’amuse jamais ensemble »). Un bon mariage doit avoir un véritable climat d’optimisme. Faîtes un dépôt dans votre compte bancaire émotionnel.

Si vous souhaitez renforcer votre relation en apprenant à appliquer ces principes et en abordant des questions importantes avec l’aide d’un thérapeute de couple qui connaît les bases d’une relation solide, communiquez avec le Centre de thérapie de Montréal. Vous pouvez entreprendre une psychothérapie individuelle, conjugale ou familiale, en personne ou en ligne.

Veuillez noter que le genre masculin est utilisé dans le seul but de ne pas alourdir le texte et qu’il désigne aussi bien les femmes que les hommes.