La thérapie de couple

La thérapie de couple promeut la bonne santé de la relation. Hommes et femmes peuvent réfléchir ensemble à des nouveaux modèles d’interaction, de communication et de résolution de conflit.

Couples therapy

Au Canada, environ le tiers des mariages finissent par un divorce. La proportion est un peu plus élevée pour les remariages. Bien que le nombre de divorces au pays ait grandement augmenté après l’entrée en vigueur des lois sur le divorce en 1968, le taux de divorce est demeuré plutôt stable au cours des dernières années. Les couples mariés depuis trois jusqu’à cinq ans sont les plus susceptibles de se séparer. Après cinq années de mariage, le risque de divorce diminue d’année en année. Chez les personnes âgées de 65 ans ou plus, le divorce est relativement rare. Terre-Neuve et Labrador est la province canadienne où le taux de divorce est le plus bas.

Le Québec, cependant, détient le taux de divorce le plus élevé au pays, allant de paire avec le plus grand pourcentage de couples en union libre (la séparation serait généralement mieux acceptée comme solution aux problèmes de couple au sein de ces unions). Même lorsqu’une relation ne se termine pas par un divorce, le couple peut avoir de nombreuses raisons de ne pas bien travailler à deux ou d’être insatisfaits. La thérapie de couple, aussi appelée « thérapie conjugale » ou « consultation matrimoniale », a été prouvée efficace dans le renforcement des liens au sein du couple et dans la gestion des sources de conflits.

L’incapacité de communiquer

L’incapacité de bien communiquer (parler de sujets importants, négocier, faire des compromis, résoudre des problèmes et prendre des décisions) est souvent désigné comme un obstacle majeur. Plusieurs reprochent à leur conjoint d’être trop réservé et de ne pas vouloir parler de leurs émotions. Ils peuvent aussi les décrire comme trop exigeants, agaçants ou obstinés.

Les sources de conflit

Les sujets conflictuels au sein du couple sont généralement l’argent, la sexualité, les valeurs prioritaires, la relation avec la belle-famille, l’éducation des enfants et les tâches du ménage.

Les transitions

Les couples peuvent aussi être bouleversés par des transitions telles que le départ des enfants à l’âge adulte, la maladie ou la mort d’un membre de la famille. Lorsque la vie d’un des conjoint change en raison d’une promotion au travail, d’une nouvelle amitié ou d’une liaison amoureuse, l’autre conjoint se sent souvent exclu ou amer.

Les problèmes psychologiques

Pour terminer, les difficultés individuelles comme l’alcoolisme, la violence et la maladie mentale peuvent avoir des effets considérables sur le fonctionnement du couple. L’inverse est aussi assez fréquent : les mariages en péril peuvent subséquemment causer des ennuis psychologiques chez les conjoints, comme la dépression, un niveau de stress élevé, l’anxiété, la toxicomanie et la violence conjugale, et les rendre plus susceptibles aux problèmes de santé physique.

Les effets de la tension au sein du couple

L’insatisfaction du couple n’affecte pas seulement les conjoints. Des résultats de recherches donnent à penser que les enfants élevés dans des familles aux prises avec de grands conflits sont plus susceptibles d’avoir des problèmes émotionnels et comportementaux que les enfants qui grandissent dans des familles relativement stables.

Pourquoi considérer la thérapie de couple?

Une relation ne doit pas nécessairement être en péril pour que les conjoints se tournent vers la thérapie de couple. En fait, plusieurs personnes consultent pour rehausser une relation déjà satisfaisante. Cependant, certains couples en difficulté envisagent seulement la thérapie lorsqu’ils sont au bout du rouleau et qu’ils considèrent le divorce. La bonne nouvelle est qu’il existe plusieurs méthodes efficaces en thérapie de couple pour promouvoir une relation saine et la sauver de la destruction. Grâce à la volonté de travailler sur leurs difficultés, de comprendre leurs différences et d’accepter ce qui ne peut être négocié, de nombreux conjoints peuvent améliorer leur relation. Certains sont capables d’apporter les changements nécessaires par eux-mêmes; d’autres ont besoin du soutien d’un psychothérapeute pour prendre conscience des modèles négatifs d’interaction et de comportement, et inverser le courant dans une bonne direction.

Après tout, aucun conjoint n’est parfait au commencement d’une relation. Le plus souvent, nous n’avons qu’un seul modèle de couple (celui de nos parents), et il n’est pas nécessairement le plus sain. Les unions heureuses reposent tout autant sur la chimie et le coup de foudre des débuts, quand les habitudes négatives acquises depuis l’enfance sont balayées sous le tapis, que sur plusieurs habilités ordinaires qui sont utiles lorsque la réalité prend le dessus. Ces habilités sont, entre autres, la capacité de comprendre l’autre, se comprendre soi-même, bien communiquer, partager, soutenir l’autre, discuter honnêtement, et faire des compromis.

Plusieurs thérapeutes conjugaux se concentrent sur des façons positives de communiquer, de résoudre des problèmes, de percevoir l’autre, et de penser à l’autre. D’autres aident à cerner l’origine des difficultés en jetant un regard sur le passé. La plupart des thérapeutes combinent les deux perspectives.

Comme dans toute forme de thérapie, prendre ses problèmes en main est particulièrement difficile au commencement. Puisque c’est souvent la première fois qu’ils portent un regard attentif et honnête sur eux-mêmes et sur l’inefficacité de leurs comportements, les conjoints vont  parfois sentir la situation se dégrader avant qu’elle ne s’améliore. Une fois que certaines croyances et points de vue ont été remis en question et modifiés, que les manières inefficaces de vivre et de communiquer ont été remplacées par des solutions acceptables et positives, les conjoints sont souvent plus optimistes face à l’autre, à leur mariage et à leur futur ensemble.

Des recherches approfondies sur l’efficacité de diverses formes de thérapie de couple démontrent qu’entre 65 % et 75 % des conjoints ressentent une amélioration considérable à la fin du traitement et sont capables de maintenir le cap. L’autre tiers des couples vivent parfois une amélioration au début et rechutent par la suite, ou ne réussissent pas à changer leur situation.

 

Un des plus importants facteurs de réussite de la thérapie est le degré d’engagement et de motivation des deux conjoints envers leur relation. Il est évidemment très difficile de rétablir une relation en s’appuyant sur la volonté d’un seul des conjoints, ou lorsque leurs objectifs sont contraires. Cependant, lorsqu’un des conjoints ne souhaite pas consulter un thérapeute, il y a certains problèmes pour lesquels l’autre conjoint peut consulter seul. La consultation individuelle peut contribuer à changer les modèles négatifs, à apprendre des manières appropriées de comprendre l’autre ou à trouver des manières efficaces d’inciter l’autre à entreprendre une thérapie de couple.

par Lies Ouwerkerk, M. Éd, TFC

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Veuillez noter que le genre masculin est utilisé dans le seul but de ne pas alourdir le texte et qu’il désigne aussi bien les femmes que les hommes.